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Samedi 2 février 2008

Le thème du pouvoir d'achat occupe depuis la rentrée la une de l'actualité.

Quelle definition donner au pouvoir d'achat ?

Selon l'INSEE : le pouvoir d'achat du salaire est la quantité de biens et de services que l'on peut acheter avec une unité de salaire. Son évolution est liée à celles des prix et des salaires.

L'évolution des salaires ( et des ressources en général - diverses prestations ) peut être constatée avec précision, mais qu'en est-il des prix ?.

Tout le monde s'accorde à dire que l'indice des prix ne reflète pas une réalité. Pour les courageux o:) voir le site
http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/info_ipc.htm#q14

Chacun se focalise sur les produits courants ( notamment la nourriture ) et non sur l'ensemble de la consommation du ménage. Or, pratiquement tous les produits manufacturés ( équipement electro-ménager, Hi-Fi, informatique, voitures, habillement, meubles, .... ) baissent régulièrement comparés au SMIC  ( a titre d'exemple, en 1978, une voiture bas de gamme représentait 11 mois de SMIC, à ce jour le ratio est passé à 8 mois ). Qui peut se plaindre de l'entrée des pays émergents dans l'économie mondiale ?

Alors ? baisse du pouvoir d'achat ou surconsommation des ménages ?. 

Le crédit à la consommation s'est peu à peu développé à partir des années 80.  Au schéma antérieur épargne  >  dépense,  s'est substitué le chéma crédit  > dépense sans aucun contrôle d'endettement ( d'autre pays, tels la belgique ont mis en place une centralisation des crédits - système rejeté par les "majors" du crédit français ).

Comment résister à la  tentation de consommation et au cumul des crédits ( argent disponible immédiatement, remboursable en petites mensualités ) ?.  En appeler à la responsabilité du consommateur relève quasiment du voeu pieu....  Les grandes surfaces l'ont bien compris puisqu'elles ont  dupliqué le système ( le caddie de nourriture peut se financer à crédit ! ).

Or, avec des taux entre 18 & 20 % prohibitifs ( ceux qui paient régulièrement leurs échéances "couvrent" les clients insolvables ),  ces crédits accumulés finissent par piéger des clients fragilisés. 


Pourquoi ce débridage ?. Dès l'école une surenchère acharnée prédomine  " Maman, tous mes copains ont des baskets de marque "_ _ _"  ou un téléphone portable et se moquent de moi ( plutôt que de faire montre de pédagogie, l'égo des parents alimente le phénomène ).

A l'âge adulte même duplication. Il convient de précéder si possible, ou suivre pour ne pas paraître un demeuré, les copains & relations par l'évolution de son niveau de vie ( vacances dans les îles, voiture, télé plasma, portable dernier cri etc ).

Opter pour une politique du mouton de panurge de la consommation ( personne suivant un mouvement ou une majorité sans réfléchir ), entraîne des déboires, et un retour aux réalités difficile à assumer ( lequel d'entre nous accepte facilement de réduire son train de vie ? ).

L'être humain doit-il trouver sa place dans la société au travers de sa capacité supposée de consommation ?

En corollaire, et à ce jour, la croissance de la France repose essentiellement sur la consommation intérieure. Si l'on rédime le crédit à la consommation, l'effet domino sera immédiat avec ses conséquences négatives : chomage, précarité etc.

Alors " travailler plus pour consommer plus ", est-ce la solution ?. La surconsommation des ménages a de beaux jours devant elle avec en parallèle le débat sur l'évolution du pouvoir d'achat.

par Selig publié dans : Le pouvoir d'achat
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